L’avis d’Amy : GAMME DE SOINS ENFANT BIO SAPOTILLE : SOIN POUR CHEVEUX ENFANTS CRÉPUS, FRISÉS OU MÉTISSES


Nouvelle rubrique sur le blog : L’Avis d’Amy !

Amy c’est ma soeur elle a deux petites filles du coup quand on me propose de tester des produits cheveux pour enfant je fais appel à elle et à sa petite famille !

Souvenez vous il y a quelques mois UFC Que Choisir lâchait une bombe dans le monde de la cosmétique/soins avec un article qui listait 185 produits contenant des « substances préoccupantes ». Sur le site  on peut d’ailleurs vérifier quels produits contiennent des substances indésirables et les allergènes. Les résultats sont plutôt flippants la trinité Nivea, L’Oréal et Mixa y sont bien entendu …parmi d’autres. Les autres se sont les marques pour peau noire et cheveu crépu sans grand étonnement on retrouve les défrisages, mais aussi certains soins ….
Nos enfants méritent ce qu’il y a de mieux pour eux, nos choix pour leur soins doivent être réfléchis parce qu’aujourd’hui l’information est disponible et surtout parce qu’ils sont plus fragiles et vulnérables. On a encore peu d’études sur les conséquences du défrisage pendant la grossesse par exemple… Je pense que prendre le temps de se renseigner c’est aussi résister face à des industriels qui ont plus à cœur le profit que notre santé.

Aujourd’hui je vous invite à lire son avis sur la gamme de soins bio pour Enfant Sapotille de la marque Noire ô Naturel ! Du bio et du bon pour nos enfants.
J’essaye autant que possible de faire attention à ce que je mets sur mon fils, compliqué, difficile et un peu cher de trouver du bio pour les enfants noirs mais ça arrive ! Ma sœur est très emballée par les produits de la gamme Sapotille qui permette un démêlage serein pour tout le monde. Et qui sentent bons en plus.

sapotille bio huile cheveux crépus
C’est aussi notre responsabilité en tant que consommateur de dire stop, c’est envoyer un signal fort aux industriels en exigeant des produits respectueux à la fois de l’environnement et de nos corps.

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 » J’ai deux filles aux cheveux très très crépus, secs et souvent emmêlés. Evidemment elles détestent quand je m’approche d’elles avec tout mon attirail de combattante. Car oui j’ai un carton rempli de produits capillaires pour enfants et j’ai tout essayé. Certains ont plutôt bien fonctionné pour démêler mais toujours dans la douleur et avec des pleurs et cris. Forcément je m’épuisais aussi à gérer les crises et j’abandonnais car je ne supportais pas de les voir se débattre ou me dire que cela faisait quand même mal. Alors quand on m’a proposé d’utiliser l’huile et le shampoing démêlant de la gamme Sapotille en m’expliquant qu’elles n’auraient pas mal et que c’était magique, je n’y croyais pas plus que ça et je me voyais déjà me « battre » pour tenter de finir le démêlage et laver les cheveux.

J’ai testé avec ma grande qui venait de retirer ses tresses et qui avait des nœuds par milliers. J’ai d’abord séparé ses cheveux en quatre pour y mettre l’huile et j’ai laissé le tout reposer 30 minutes. Ensuite j’ai mouillé ses cheveux pour pouvoir mettre le shampoing démêlant et j’ai commencé à démêler avec la brosse tangle teezer . Aucuns pleurs, pas de réactions. Intriguée,  j’ai continué et c’est la première fois en 7 ans que j’ai pu lui faire un shampoing sans qu’elle ne se plaigne à chaque coup de brosse.  Elle m’a confirmé ne pas avoir eu mal.

 

sapotille bio cheveux crépus

Oh my God, Sapotille Ça pétille !!!!!! Enfin pour le coup mes yeux ont pétillé de bonheur comme jamais auparavant. Alors je recommande à 100% ; l’odeur est agréable et les cheveux sont souples et permettent de faire une coiffure facilement. »

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Black kids need superheros too : Black Panther, un superhéro noir emblématique

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Je suis fan de pop culture.

Pendant longtemps je n’ai pas assumé, je ne le cachais pas mais je ne m’en vantais pas non plus. Difficile d’être complètement soi même dans ce monde où on nous assigne une place bien définie quand on est une femme noire.  Sachant pertinemment que je ne réussirai pas à atteindre les standards qu’on attendait de moi : femme noire un peu bête, bruyante, qui écoute un certain type de musique, danse d’une certaine manière, ne lis pas, parle et agis d’une autre….On l’aura compris mes choix mes idées n’entrent pas dans le moule et ça ne date pas d’hier !

Aujourd’hui je prends le temps de vous parler de RACE et POP CULTURE. Quand j’étais en 6ème il y a fort fort longtemps Mme Lerayer professeur d’histoire-géographie nous avait sorti cette statistique qui a changé ma vie : « les premiers qui meurent dans les films sont très souvent les noirs » c’était dans les années 90 et j’ai ainsi commencé à regarder les films, les séries différemment. J’ai déjà parlé de mon tonton qui m’a donné cet esprit critique ne rien prendre pour argent comptant et comme disent mes parents : « Simé » : réfléchis.

La question raciale dans la pop culture est à mon sens une question centrale tant elle dit quelque chose de clair et limpide sur notre société. Un jour j’aborderais le racisme dans les fandoms et la façon dont il s’exprime (appel aux boycotts notamment et racisme crasse sur les réseaux sociaux ) souvenez vous du tollé provoqué par la bande annonce de Star Wars 7 avec oh mon Dieu un stormtrooper noir ou plus récemment le casting d’une femme noire dans le rôle d’Hermione Granger pour la pièce de théâtre d’Harry Potter … un jour aussi on devra aborder la responsabilité des auteur.e.s parce que franchement des fois le foutage atteint des sommets….

Ce qui m’a décidé à m’ouvrir sur le sujet ici c’est la sortie de Captain America : Civil War de Marvel. Mais tout d’abord revenons en arrière et à l’amour que mon fils porte à Spiderman. Cette histoire dure depuis un bon moment déjà. J’étais moi même une mini fan de Spidey enfin surtout celui de Tobey Maguire qui reste n°1 dans mon coeur mais je ne connaissais rien à l’univers des comics. J’ai toujours été très mangas moins aujourd’hui mais très attirée par tout ce qui touche à la culture japonaise (j’ai une collection de mangas pas dégueu commencé très jeune avec mon amie Nadège❤ sur toi si tu me lis !) et plus largement comme beaucoup de filles noires en France très culture noire américaine films séries, etc… et ayant grandie dans les années 90 très années 90 aussi et pleins d’autres trucs  (le retour du hit machine et de la trilogie du samedi sauveront la France du désastre j’en suis persuadée !)  Lire la suite

Clumsy Book Club 3 : les AuteurEs Francophones


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Cette 3ème rencontre avait mal commencé, plusieurs désistements j’étais à deux doigts d’annuler mais finalement j’ai surmonté ma flemme pour y aller ! C’était un vendredi soir et je comprends tout à fait que le créneau soit des plus mal choisi.
Un grand pardon de n’avoir pu faire le compte rendu de la seconde édition (22 participantes tout de même et toutes afro descendantes un espace (presque) safe ! j’étais fière ! à noter que le book club est ouvert à toutes et tous mais n’interresse qu’un public spécifique coïncidence ? non je ne crois pas….)
Le thème était donc les auteurEs francophones avec un focus sur l’oeuvre de Mme Leonora Miano.

Je vous renvoie aux billets qui expliquent le pourquoi et le déroulement du book club ici et ici .

Encore une fois il m’est très difficile de résumer les échanges, de faire vivre par écrit les fous rire, les moments de gravité et surtout la chaleur qui se dégage d’une telle rencontre. Je vous invite à venir juger par vous même ^_^

Du coup je vous mets la liste des livres présentés et les liens Amazon :

J’ai amené Blues pour Elise de Léonora Miano et j’ai aussi lu Contours du jour qui vient. Entre temps j’ai fini de lire Blues pour Elise. Mon avis : une tuerie ! (même si j’ai beaucoup de mal avec la plume « dure » de Miano, les violences qu’elle décrit dans d’autres livres sont souvent insoutenables pour mon coeur de maman). Ici, dans Blues pour Elise l’action est ancrée dans un quotidien que je connais Paris,  la noire de celle situé entre Chateau D’eau et Strasbourg St Denis en passant par les Halles, des restaurants aux odeurs africaines et des musiques noires américaines. Ce livre m’a beaucoup touché pas comme les premiers que j’ai lu de Leonara Miano plutôt comme une ballade dont je connais la musique. J’ai beaucoup aimé. Mais je dois dire que même s’il me ressemble beaucoup ce livre reste un peu stoïque ?? je ne sais pas comment l’expliquer en fait. C’est moi sans être tout à fait moi. Pour celles qui l’ont lu comment l’avez vous trouvé ?

– Eva nous a présenté L’Innocente de Chrystel Zohi Ngambeket le premier roman d’une jeune auteure, découverte via la plateforme littéraire ivoirienne http://www.225nouvelles.com/ puis les chroniques de Facebook sous la plume Sadjee.
Ce livre raconte l’enfance et l’adolescence d’une petite fille au sein d’une famille gabonaise de la classe moyenne, autour des années 1990/2000. Ce livre brise un tabou et a le mérite de le faire ce qui est à souligner. Il est inspiré de faits réels. J’en profite pour dire que la magnifique couverture est signée de l’artiste Tatou Dembélé.

– Goundo nous a parlé des livres d’Aya Cissoko en particulier son dernier ouvrage autour de sa mère N’Ba. Elle est aussi l’auteure de Dambe qui a été adapté en téléfilm sur Arte (je l’ai vu j’ai surkiffé !) C’est un de mes coups de coeur j’ai vraiment hâte de découvrir ces livres. On parle trop peu de « nos mères » ouest africaines, de leur combats, de leur luttes. Sachez le elles sont loin très loin d’être les femmes silencieuses, soumises, excisées, invisibles femmes de ménages qui nettoient après les rencontres féministes, etc… seule lecture d’elles que nous avons par les médias, et le cinéma. Elles sont résistantes et fières. Le thème central est la résilience des femmes noires. J’aime !

– Rhoda nous a amené le désormais classique Peau noire et Cheveux Crépus l’histoire d’une aliénation par Juliette Smeralda. J’en parle dans mon livre mais ce livre est de mon point de vue un indispensable dans toutes les bibliothèques des femmes noires ! Juliette Smeralda je l’ai rencontrée et écoutée à plusieurs reprises. Dans cette ouvrage elle revient avec brio sur l’histoire derrière nos habitudes « esthétiques » notamment le défrisage mais aussi la dépigmentation de la peau. Je ne l’ai toujours pas fini tant il est dense mais important. J’y reviens de temps en temps.

– Rü nous a parlé de spiritualité soufi avec le livre d’Elif Shafak : Soufi, mon amour. Un livre plein de philosophie, de sagesse et d’amour. Exception à la règle du book club puisque c’est un homme qui l’a écrit du coup je ne m’étends pas mais le propos du livre à l’air intéressant cependant !  On m’apprend dans les commentaires que c’est une femme yeah !! du coup je voudrais rajouter que le livre avait l’air vraiment intéressant et que j’ai eu l’impression qu’il avait particulièrement touché Ru. Une histoire dans une histoire je suis curieuse et je prendrais le temps de le lire je pense. Une belle découverte.

– Bianca, elle aussi nous a amené un livre écrit par un homme ^_^ (décidément !) pour le coup celui ci a soulevé beaucoup d’interrogations de ma part ! Des impatientes de Sylvain Pattieu. Un homme blanc qui écrit des personnages noirEs, je l’avoue je me méfie beaucoup… Bianca n’avait pas fini de le lire au moment du book club mais le trouvait particulièrement juste dans la description et les parti pris des personnages.

Ce dernier livre nous a amené à la discussion autour de la question suivante : Un auteur blanc peut-il écrire des personnages blanc ? et vice versa ? La discussion s’est poursuivie sur ce thème et bien plus encore puisque nous l’avons prolongé une heure de plus !

Et vous quel est votre avis ?

Un grand merci à la Recyclerie de nous avoir reçues une nouvelle fois !